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Sarkozy «ivre d'être là», selon un journaliste suisse

Rue89_logo Lu sur Rue89.com

Alors, saoul ou pas saoul, le Président? Richard Werly, journaliste au Temps, était en face de lui pendant la conférence, au G8.

La question file sur tous les sites internet depuis que circule, y compris sur Rue89, cette remarquable vidéo reprise d'un journal télévisé belge. La meilleure réponse jusqu'ici est venue, comme d'habitude, de l'étranger. Richard Werly, correspondant bruxellois du quotidien suisse Le Temps, était assis face à Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du G8, jeudi en Allemagne.

Son verdict, paru mercredi dans son journal: le président français était "à côté de la plaque. Pas alcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dans ses mots. Il n'était pas ce soir là le chef de l'Etat français. Il était "Sarko", cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous sourit mécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui: la victoire arrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour..."

"Amphétamines, alcool, déprime? Laissons de côté les rumeurs qui vagabondent sur l'internet", ajoute-t-il. "Ce qui m'a sidéré, en cette fin d'après-midi au G8, c'est que Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l'état du monde. Il nous parlait de lui, de sa 'franchise', de son 'agenda', de son 'calme'. D'abord ivre d'être là. Saoulé par ses propres paroles."

Un témoignage suisse, pour mieux comprendre la France. De son côté, le présentateur du journal de la RTBF, la télévision publique belge à l'origine de l'affaire, a présenté ses excuses auprès de l'ambassade de France. Il avait affirmé en lancement de la fameuse vidéo que le président français n'avait "pas bu que de l'eau" lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine...

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Voici les sites qui parlent de Sarkozy «ivre d'être là», selon un journaliste suisse:

Commentaires

Bonjour tout le Monde

"Oui, Messieur le Président, c'est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l'ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu'il se défend quand il est attaqué."

cordialement

Bonjour tout le Monde

PERSONNE NE PEUT VIVRE A MOINS DE 1200 EUROS PAR MOIS !

Chômage, précarité, activité réduite, intermittence, intérim, vacations, dans le secteur privé mais aussi dans le public ...Nous sommes de plus en plus nombreux, et de plus en plus nombreuses, à être déjà concerné-e-s, ou à risquer de l’être.

Chômeurs et chômeuses de longue durée, recalculé-e-s, en pré-retraite, à temps partiel contraint, titulaires de minima sociaux, sans domicile, interdit-e-s bancaires...

Licencié-e-s, « remercié-e-s », viré-e-s, jeté-e-s, parfois du jour au lendemain, parfois après de nombreux CDD pas toujours légaux, parfois après nous avoir fait miroiter une embauche de longs mois durant...ce sont nos vies, celles de nos proches, qui en sont affectées, fracassées, brisées.

Nous sommes toujours trop ou pas assez : trop jeunes, trop vieux, trop gros, la peau trop foncée, trop femmes, trop qualifié-e-s mais pas assez formé-e-s...

Dans l’emploi ou sans emploi, nous sommes sommé-e-s de nous adapter à une concurrence féroce, sommé-e-s d’être concurrents les uns, les unes contre les autres, sans cesse davantage contrôlé-e-s, et tant pis pour les plus fragiles.

Femmes, responsables d’une famille monoparentale, hommes et femmes en attente de papiers, et bien d’autres : nous sommes doublement exposé-e-s. Depuis 30 ans, quelles que soient les « sorties de tunnel » annoncées, le chômage, la précarité, augmentent dans ce pays,

Depuis 25 ans, les droits des salariés baissent. Encore plus quand on est au chômage ou sur contrat précaire.

Beaucoup moins d’un chômeur ou d’une chômeuse sur deux est indemnisé par l’ASSEDIC ; la moitié reçoit moins de 850 euros par mois. Les 400 euros du RMI ou de l’ASS que d’autres perçoivent ne permettent pas de survivre !

Les jeunes de moins de 25 ans, les sans-papiers, celles et ceux qui ont un compagnon avec un revenu, sont interdits d’accès à ces minima, et contraints à la dépendance ou à l’humiliation.

Les chiffres officiels annoncent 2,5 millions de chômeurs : en ne comptant qu’une catégorie, ils font disparaître la moitié d’entre nous. En 2003, 6 millions de personnes sont passées par la case Assedic : près d’un actif sur 3 !

Les contrôles et les radiations s’intensifient, qui font régner la peur et une soumission accrue : ils ne font pas diminuer le chômage, ils abaissent artificiellement le nombre de chômeurs et de chômeuses .

Nous le disons avec force : nous ne sommes pas responsables du chômage que produit le capitalisme ! Nous ne voulons plus être montré-e-s du doigt, stigmatisé-e-s, désigné-e-s, contrôlé-e-s. Le chômage nous concerne tous et toutes : les politiques gouvernementales et patronales, françaises comme européennes mènent à toujours plus de précarité et de flexibilité, sans aucune garantie en contrepartie.

La « stratégie européenne pour l’emploi » comme les « grandes orientations de politique économique » qui s’imposent dans chacun des pays n’ont pas pour objet de faire reculer réellement le chômage, bien au contraire : elles maintiennent un chômage massif, de plus en plus mal indemnisé, pour tirer vers le bas toutes les protections sociales, toutes les conditions de travail, toutes les garanties collectives, tous les salaires.

Lorsque les indemnités chômage sont réduites, lorsque les contrôles sur les demandeurs d’emploi prolifèrent, ce sont les conditions d’activité et les revenus de TOUS les salarié-e-s qui en sont affectées !

Tous les salaires, toutes les conditions de travail, toutes les protections sont maintenant tirées vers le bas. Cela doit changer sans attendre. C’est possible, avec un peu de volonté politique : il suffit de 20 milliards d’euros pour que les revenus de TOUS et de TOUTES ne soient jamais inférieurs à 1200 euros . Cela représente moins de 1,5% du PIB français. C’est une mesure de justice, de solidarité... et de relance économique !

Les dividendes versés aux actionnaires augmentent constamment : on peut calculer les cotisations chômage des entreprises sur la totalité de la richesse produite et non sur la seule masse salariale.

Pour mettre un coup d’arrêt à cette spirale infernale qui nous affaiblit et nous divise, il faut une indemnisation du chômage de haut niveau, il faut garantir à tous et toutes un revenu pour vivre, il faut une continuité des droits : il y a URGENCE ! La précarisation de nos vies gagne chaque jour du terrain sous de multiples formes : chômage, temps partiel contraint, intermittence, vacations, CDD, intérim, faux artisanat... L’ensemble du monde du travail est concerné. C’est pour cela que nous appelons à faire converger nos forces.
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